Effets rebond induits par le télétravail

L'ADEME, l'agence de la transition écologique, vient de publier un rapport passionnant sur les "effets rebond induits par le télétravail".

L’effet direct modal (les transports) procure un bénéfice environnemental moyen de 271 kg eq CO2 annuels par jour de télétravail hebdomadaire.

Rapporté au 12 t eq CO2 par an et par français tout compris, c'est une réduction de 2%. On est encore loin du compte (objectif : 2t).

Parmi les effets rebonds, "le flex office indissociable du télétravail procure des bénéfices environnementaux très significatifs qui pourraient dépasser les bénéfices en termes de mobilité".

Cependant, grâce à une économie financière substantielle, "le télétravail pourrait générer à l'avenir de nouvelles mobilités récréatives longues" (✈ voyage long courrier par exemple ?). "Le plein bénéfice environnemental du télétravail est atteint quand il est combiné avec d’autres politiques publiques en faveur de la sobriété et de la décarbonation". S'offrir des week-ends à Casablanca, c'est mort.

Concernant le surplus de visio-conférence en télétravail : en moyenne, l'effet rebond est l’émission de 2,6kg eqCO2/an/jour de télétravail hebdomadaire. Pour les petits joueurs, soit 15 min / jour, c'est un pouième : 0,71kg eqCO2/an/jour de télétravail.

Globalement, donc, le télétravail permet de réduire l'empreinte carbone mais attention toutefois aux reports de pollutions.

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